Moul Rmouk…
28 ans, veuve depuis 8 ans, 2 enfants de 11 et 8 ans.
Profession : Femme de ménage.
L’histoire commence le soir où j’ai croisé Moul rmouk… Il était grand, baraqué, beau ! Je l’ai rencontré à la station des taxis blancs où j’attendais depuis 2 heures pour rentrer voir mes enfants. Il m’a regardée, m’a parlé, j’ai craqué.
Moi qui me suis mariée à l’âge de 16 ans, avec celui que j’ai vu pour la première fois le soir de ma nuit de noces et qui fut mon compagnon de route pendant seulement 4 ans avant de mourir, j’ai enfin compris ce que veut dire « être amoureuse».
Moul rmouk était avenant, charmeur, tombeur ! Très vite je lui ai fait confiance.
Je lui ai donné mon numéro de téléphone, je lui ai raconté ma vie et j’ai passé la nuit avec lui dans le rmouk après avoir raconté un drame imaginaire à ma famille.
Tiens, parlons-en de ma famille, ou plutôt des gens du Douar dans lequel habite ma famille. Ces gens-là qui me traitent de fille facile. Non, ce n’est pas le bon mot, ils me traitent de PUTE.
Pute, de travailler en ville pour nourrir mes enfants, mon père, ma mère, mon frère au chômage, sa femme et leur nouveau rejeton.
Pute de m’habiller en pantalon et de ne pas respecter leurs standards en venant leur rendre visite.
Pute, d’insister pour que ma fille continue d’aller à l’école au lieu d’aider sa grand-mère et de lui interdire de porter le hijab comme les autres petites filles de sa classe.
Pute d’avoir refusé de me marier avec l’homme le plus riche du village qui faisait travailler mon père, parce qu’il a 70 ans et des enfants de mon âge.
Moul rmouk était donc ce rayon de soleil dans ma vie, celui qui me comprenait, qui m’écoutait, qui m’envoyait des chansons d’amour sur mon téléphone à minuit, qui me promettait le mariage, qui acceptait mes enfants jusqu’à les adorer…
Mais Moul rmouk c’était aussi celui qui me mentait, qui n’avait jamais assez d’argent pour terminer son mois, qui changeait de numéro de téléphone toutes les semaines, qui disparaissait des jours et des jours pour revenir à chaque fois avec un scénario digne d’Anouar Oukacha !
Pourtant, la petite voix intérieure qui m’habite et qui me veut du bien m’avait prévenue. Elle m’a toujours dit de me méfier de lui, de ne pas le croire, de creuser pour savoir… Je ne voulais jamais l’écouter, je balayais toujours ses propos du revers de la main, je me suis même fâchée avec, je l’ai traitée de jalouse et de peste et j’ai arrêté de lui parler… Jusqu’au jour où j’ai entendu une autre voix, qui ne me veut pas de bien cette fois, rugir dans mon téléphone et dire :
« Tu n’es qu’une sale PUTE, comment oses-tu appeler un homme marié amoureux de sa femme !! Je ne te connais pas, je n’ai jamais entendu parler de toi, je ne sais pas qui tu es et ne veux même pas le savoir ! ».
Cette voix était celle de Moul rmouk. Je la reconnaîtrais, moi par contre, entre milles voix. Je n’ai pas voulu y croire, j’ai cru que c’était mes hallucinations auditives qui revenaient… j’ai pleuré, je me suis enfermée, j’ai appelé des centaines de fois par jour son numéro de téléphone qu’il avait encore changé …
Mais j’ai surtout demandé pardon à ma petite voix intérieure et je me suis remise à l’écouter… pour le moment…





Qandisha Magazwine est un support collaboratif féminin qui nourrit l’ambition de se positionner comme porte-voix aux femmes actives, intelligentes et citoyennes. Qandisha est respectueuse des libertés et des droits universels. Elle favorise le libre arbitre à la pensée collective, celle-ci ayant souvent été injuste envers la femme. Dans sa quête de dignité, Qandisha magazwine espère marcher côte à côte avec l’homme, son compagnon de vie.
Encore les mêmes soupes et les mêmes recettes, servies tant de fois que leur goûts deviennent fades!
En toute sincérité et sans animosité aucune pour l’auteur de cet article : +1
C’est exactement le même point de vue qu’on retrouve dans plusieurs autres histoires, avec cette fille victime de A à Z, et qui du coup ne fait que le bien (interdire le voile à sa petite fille apparaît alors comme un choix courageux et noble, noyé dans d’autres choix eux totalement justifiés).
En attendant, je ne crois pas que les bonnes se font traiter de « putes » par leur Douar, ou parce qu’elles portent un jean (rentré dans les mœurs depuis longtemps). Leur souffrance est bien ailleurs, et je ne la vois nul part dans cet article. Je ne vois qu’un misérabilisme qui va du début jusqu’à la fin de l’article, avec un homme qui l’abandonne pour une raison inconnue.
Je répète : Je ne dis pas ça pour attaquer le site ou l’auteur, c’est un avis (à peu près) objectif après une rapide lecture de l’article.
Les illusions perdues ou l’histoire des sentiments? C’est au choix. Le parcours malheureusement encore trop souvent vecu par ces femmes volontaires et courageuses. Euuuh, rassures nous Ghlya, la photo ne correspond pas a Moul Rmouk …… Auquel cas je me reconvertis…… Sans le rayon de « tenebres ».
Cher moul qashaba! Ces histoires ont tjs existe, continueront d’exister et font partie de ce Maroc qu’on continue de regarder sans voir. C’est du déjà vu, dites -vous? « Fadakkir inna dikra tanfa3ou lmouminine »
Cher moul qashaba
Regardez plutôt le vrai message de ce papier
Derrière cette historette de coeur, il y a un monde !!! le monde des Bonnes et c’est sur ça qu’il faudrait s’attarder je crois et merci
C’est une histoire très touchante et très triste, mais je ne comprend pas ce que madame tente de faire passer comme morale ou message! Si ce n’est que pour libérer son chagrin, ça se comprend.
Voyez vous, des hommes se font avoir par des femmes et des femmes par des hommes, cette histoire prouve qu’il y a entre les humains des gens bien et des gens mauvais, rien de plus!
Cette histoire est bien le reflet de la réalité marocaine, et non seulement celle des femmes de ménage!! ce type d’exemple nous le retrouvons dans toutes les classes sociales: du Rmouk au Range!!
combien d’entre nous, les filles, ne s’est jamais faite draguée par un homme marié??
Malheureusement dans ce monde d’hypocrisie et de mensonges, il y a toujours des victimes, en mal être, qui pensent apercevoir une lueur au bout du tunel, qui n’est en fin de compte qu’une illusion émanant de leur désir de sortir du dédale qu’est leur vie!!
cette chimére renforcée par les fabulations, impostures, simulacres et tromperie d’un être profitant des « faiblesses existentielles » de sa proie!!
grrrrrr!!
Et Moul Pick-up ? Faut essayer Moul Pick-up!
« Tu montes baby ? » cela fait longtemps que je n’avais entendu pareille baliverne. Dire que j’étais tout prêt du graal ,il y’a quelques jours .mais la Reine de Saba ne fait pas tout comme tout le monde n’a-t-elle pas fait venir Salomon et sa cour de si loin pour lui faire la cour
N’était-il pas obligé, de lui sortir toutes sortes de billevesées, calembredaines, coquecigrues, fadaises, fariboles sans succès ?
Il a fallu qu’il la fasse marcher sur l’eau, un trompe l’œil qui marche encore, qu’il parle à l’oreille des chevaux pardon à l’oreille des oiseaux, qu’il vole son trône pour qu’elle accepte de se coucher
Nous connards d’ici et d’ailleurs sommes prêts à toutes les turpitudes pour la bagatelle.et vous reines qui êtes si loin de la babiole, vous aimez pourtant la frivolité, et les sornettes
Et bien majesté, vous serez comblée…je vais devenir le roi de l’amourette, du batifolage, et de la tocade pour votre plaisir
Quand à la luciole, entre vos jambes, je préfère la gouter, la blairer, la savourer, en fermant les yeux, et en pensant a cette fameuse phrase plein d’iode
Et rien qu’a l’idée d’apercevoir vos cuisses, j’ai mon orgueil qui se redresse, qui surgit dans un gonflement sourd.
Je crois apercevoir a travers le voile de dentelle qui me sépare comme un mythe de ta caverne, un désir moite pour langue asséchée par tant d’attente
Je suis monté, chérie
Bonjour, je tiens tout d’abord à dire que je suis votre plateforme avec beaucoup d’intérêt et de telles initiatives ne peuvent qu’être fervemment encouragées!
Maintenant, Moul Rmouk.
Vous essayez de transcrire une réalité que vous est étrangère mais que vous pensez intimement connaître. Vous la refabriquez et la mélo-dramatisez. Tout le récit sonne faux. C’est dommage. Gare à ne pas transformer Qandisha en répertoire boiteux de stéréotypes de la « réalité du Maroc »…
Bonjour,
Cette histoire n’est pas une fiction !
Je ne suis que le stylo d’une personne qui ne sait pas s’exprimer (parce qu’on ne lui a pas appris).
C’est une histoire réelle, ni refabriquée ni mélo-dramatisée ….
Mais derrière la petite histoire de coeur c’est surtout la situation de cette fille qui est importante….. et il y en a bcp, il suffit de leur parler et de s’intéresser à leur vécu !
Je voudrais à travers un papier « stéréotypé » ouvrir le débat sur les habitudes et les comportements envers le « personnel de maison » qui habite sous nos toits et qui souvent ne partage rien avec nous !
C’est mon combat personnel depuis lgtps ! je voulais le partager
Et merci
Bonjour Ghalya, pour commencer j’aime bcp votre prénom, et merci pour cette histoire.
Ghalya,… ce n’est ni l’histoire d’une « jeune femme » ni celle d’une « femme de ménage ». C’est l’histoire d’une femme « veuve ». Qui d’entre vous sait ce que c’est que d’être une « femme veuve » dans notre société ?
Ce 1 fiction-réalite qui parle d1 histoire de coeur! On le prend au 1er ou au 2eme degré chacun ses sensibilités. Maintenant, on peut aussi le voir sous l’angle des bonnes mal traitées par les bourgeoises : j ai beau relire l’article, je ne vois pas a quel moment ce fait est rapporté. Soit, mais je crois que l’humanisme et la compassion envers les + démunis st une question d’éducation et de valeurs morales qui transcende les classes sociales. Dans cet article, le débat n’est pas là je pense, il donne plus à réfléchir sur le combat citoyen pour que tout les marocains et marocaines aient accès à l’éducation et la possibilité de choisir! Être bonne est 1 fatalité pour quantité de gens, comme soudeur a 10 ans, vendeur de boites de kleenex a 8 ans ou commis dans 1 épicerie..La misère frappe sans distinction de sexe! Ce sont de débats qui resteront de simples mots si les + chanceux ne se mobilisent pas.
Une chronique oui, mais derrière se cache un fléau social !
C’est en plus l’histoire vraie d’une proche de la rédactrice. Depuis quand faut-il être issu d’un milieu défavorisé pour comprendre et compatir à la situation désolante d’autrui?
j’aime beaucoup des dernières lignes de Qandisha.
de9c11Yasmina Comment peux tu pre9tendre eatre libe9rale et ne pas croire en le pagatre du patrimoine? la question de l’he9ritage est une des plus grosse atteinte e0 notre inte9grite9 et ce qui nous empeache d’avancer. Si tu connaissais un peu le coran, tu comprendrais que ce n’est pas par raison divine , mais bien politique et sociale que le pagatre de l’he9ritage est ainsi. Nous ne vivons plus au moyen age, il faut un minimum de contexte. Le coran prf4ne l’approfondissement de la connaissance de dieu par celui de la science et du savoir.
Je suis dac avec alert(‘Qandisha’)
alert(‘Qandisha’);
C’est mal, d’essayer d’injecter du code
. Méchant !
De toute façon, coucher hors marriage c’est Haram ! Fin de la discussion !
wow Ihsane a mis fin au débat en toute simplicité ! c HARAM ! il faut comprendre qu’on a pas besoin d’injecter la religion dans tout ce qui concerne notre vie , l’idéologie et l’absolutisme n’ont jamais servi de solution pour les problèmes dont souffre notre société , en fait c’est ce rapport avec la religion qui a conduit la société marocaine a devenir aussi schizophrène qu’elle est actuellement ! et Ihssane le problème est plus grand que ca et c’est pas le haram et le hallal qui va le régler ; la vie est plus compliquée !