Au malheur des dames
Que d’indignation! Que de rage! Que de cris d’orfraie poussés par nos belles âmes après l’installation du gouvernement de Benkirane. On s’étrangle, on s’emporte, on se scandalise, non pour la présence de ministères de souveraineté dans un gouvernement qu’on a juré pourtant qu’il serait partisan et politique, ou encore pour la nomination d’Akhenouch, qui change de parti comme le Morocco Mall change de vigiles, mais à cause de la présence d’une seule femme au gouvernement. Et quelle femme! Bassima Hakaoui, qui a le tort, d’après ces belles âmes, de défendre une vision conservatrice de la cause féminine. Comme si une militante et dirigeante islamiste était censée prêcher et promouvoir des idées laïques et égalitaristes sur ce genre de questions. On se croirait presque dans cette fameuse réplique de Louis de Funès : « votre oncle est rabbin? Mais il n’est pas juif quand même? ».
Ce nombrilisme, chez beaucoup de nos féministes et modernistes, est le résultat d’un aveuglement sidérant. Il considère qu’il n’existe qu’une seule forme, un unique modèle de concevoir la question féminine et dela défendre. Tout ce qui est en dehors de ce modèle n’est alors qu’une exécrable soumission à la domination masculine, dont Bassima Hakaoui ne serait que l’instrument et l’agent. Une arrogance et un mépris qui font oublier qu’en 2000, Bassima Hakaoui et ses frères ont fait descendre des centaines de milliers de marocains dans les rues de Casablanca, pour défendre ces valeurs conservatrices, que nos féministes et modernistes toisent par-dessus la jambe. Unpeu d’humilité et de lucidité seraient plus que nécessaires.
Ces âmes charitables, qui ne jurent que par parité, égalité et discrimination positive, se lamentent, pleurnichent, crient au machisme, à la régression et à la menace islamiste, oubliant la part de responsabilité des femmes elles-mêmes dans cette situation. Par le même aveuglement et déni de réalité, on oublie que la faible représentation des femmes au gouvernement n’est que le résultat naturel de leur insignifiante présence dans les partis politiques. Au lieu de s’engager, de changer les choses de l’intérieur des partis, de construire une carrière militante – car le militantisme est une carrière au sens noble du terme -, on préfère tenir un discours geignard, quémandant des strapontins au parlement et au gouvernement. À défaut de s’affirmer comme l’égale et la compagne de l’homme dans l’engagement politique, on déserte les partis et on se réfugie, quand on est tentée par le militantisme, dans les associations féministes et les organisations caritatives.
Les militantes marocaines ont intégré et consacré cette loi sexiste qui divise l’action publique en deux catégories: le féminisme et le caritatif pour les femmes et la politique pour les hommes. Elles ont entériné par la pratique un vieux mythe poussiéreux : la sensibilité, la compassion et la solidarité sont des vertus féminines tandis que l’intelligence, l’autorité et la stratégie sont des qualités masculines. Ainsi, quand les partis désignent des femmes au gouvernement, ils les destinent d’avance aux ministères de la famille, de la condition féminine ou dela santé. Mais jamais à l’économie, à l’intérieur ou à l’industrie, réservés aux hommes. Comme s’il s’agissait de la répartition de jouets dans une famille, la nuit d’une fête : « le ballon est pour le garçon et la poupée, c’est pour la fille».
Par un mélange d’opportunisme, de résignation, de manque de volonté et de panache, on se réfugie alors derrière les paresseux et confortables principes de la parité et des quotas. Comme un handicapé exhibant sa carte d’invalidité dans un bus pour qu’on lui cède une place, on expose sa féminité comme une infirmité pour obtenir quelques sièges au parlement. On s’assoit alors sur les principes de mérite, d’engagement et d’égalité qui doivent être au cœur de l’action politique et on préfère se réclamer des pourcentages et de la parité, avatars dégénérés de la galanterie et de la courtoisie envers les femmes.
La politique n’a pas changé depuis Machiavel, qui la définissait comme une activité de lions et de renards, c’est-à-dire de courage, de violence et de ruse. On accepte dans cette activité d’encaisser des coups et d’en donner, de lutter, d’y investir son temps et son énergie. Or, les femmes marocaines, par leur résignation et leur défection, refusent d’être des lionnes et de renardes. Elles restent à l’écart de la politique ou demeurent à sa lisière en boudant les partis et en se cantonnant dans le caritatif et l’activisme féministe, louables et nécessaires, mais hélas, insuffisant pour arracher une vraie place dans la vie politique. Sans cet engagement, les femmes continueront encore à se lamenter sur leur sort et nos belles âmes à hurler au machisme et à la domination masculine.
Abdellah Tourabi







Qandisha Magazwine est un support collaboratif féminin qui nourrit l’ambition de se positionner comme porte-voix aux femmes actives, intelligentes et citoyennes. Qandisha est respectueuse des libertés et des droits universels. Elle favorise le libre arbitre à la pensée collective, celle-ci ayant souvent été injuste envers la femme. Dans sa quête de dignité, Qandisha magazwine espère marcher côte à côte avec l’homme, son compagnon de vie.
Tout n’est pas faux dans cette analyse, certes les femmes passent beaucoup de leur temps dans des actions sociales et humanitaires, mais il faut bien réparer l’absence dans ce domaine des hommes , occupés par ailleurs à « construire le pays » au risque d’en » déconstruire » le bien être des sociétés. Devenir ministre de l’économie, du travail ? les femmes en sont capables, mais encore faudrait il que dans certains pays, dont le Maroc, les hommes acceptent que leurs filles poursuivent leurs études dans les mêmes conditions que leurs frères ou construire des routes qui leur en permettent l’accès( alors elles se contentent de bien gérer l’économie familiale, afin de financer les études de leurs hommes qui, il faut bien le reconnaitre ne leur épargne pas le travail domestique, celui qui, justement, leur permet , à eux, d’aller travailler….et je pourrais continuer. Il n’est pire machiste que celui qui renvoit sur l’autre ses pires défauts, et pire dominateur qui accuse l’esclave….
« les hommes acceptent que leurs filles poursuivent leurs études dans les mêmes conditions que leurs frères » Pour votre info, de nos jours il y a plus de femmes que d’hommes dans les universites marocaines.
Certainement pas dans les écoles primaires et encore moins dans le monde rural. Attention , ne fermez pas les yeux sur la réalité, la lumière peut être aveuglante.
http://dontpaniciamwoman.over-blog.com
On a même plus le droit de s’indigner de la situation catastrophique des femmes au maroc? Oui cette représentation infime n’est que le symptôme d’une faible présence des femmes dans les partis, mais il ne faut pas oublier la domination exercée par les hommes sur le champ politique et dans la société en général… C’est un fait, et sa conséquence étant cette faible représentation des femmes au gouvernement… Désolé d’être féministe, si vous trouvez ça immature, c’est votre point de vue, mais c’est mes 2cents, et ça ne va pas dire que je m’arrête là et que je ne vais rien entreprendre pour que les choses changent. Et vous, qu’avez vous fait pour la femme au Maroc?
Cet homme avec un grand H n’a pas vraiment tort, même si il a la simplicité de mettre toutes les femmes dans le même sac : celui de Bassima Hakaoui…
Oui, la femme au Maroc, et dans d’autres pays musulmans est écrasée dès la naissance par la puissance masculine. Comme si cet attribut supplémentaire entre les jambes donnait un pouvoir… Lui faisant croire, à force, que son rôle est effectivement uniquement aux fourneaux. Donc la femme marocaine, comme Bassima Hakaoui a l’habitude d’être reléguée au 2nd plan, celui du quotidien, des tâches non nobles.
Détrompez-vous, cher monsieur, nous ne sommes pas toutes soumises, intolérantes et antisémites (ce n’est qu’un interprétation personnelle de tout ce que j’ai lu et entendu au sujet de cette dame), certaines d’entre nous ont leur propre société et font avancer les choses de leur côté, d’autres, sont justement investi dans des associations pour faire avancer les choses, et sans elles, ça ne sert à rien d’avoir 10 femmes au gouvernement (si on voit la qualité du cru 2012…).
S’investir dans la politique au Maroc ?
Quelle ironie, un pays où les chiens sont maîtres, les ânes entendus et respectés…. Pas facile… C’est un coup d’épée dans l’eau !
Alors oui à l’associatif, si il peut nous éviter de nous salir les mains,
oui au féminisme, si il peut nous aider à faire avancer les choses, à apprendre aux filles qu’il faut réflechir par soi-même, que le dictat de la société c’est du bullshit et que chacun à sa personnalité propre et individuelle… unique… et fière de l’être.
Malheureusement, la différence est interdite au Maroc, celui qui dépasse la ligne se fait couper la tête…
Je m’égare, mais cette mascarade me fait perdre la tête…
Vous Dites:
« Ce nombrilisme, chez beaucoup de nos féministes et modernistes, est le résultat d’un aveuglement sidérant. Il considère qu’il n’existe qu’une seule forme, un unique modèle de concevoir la question féminine et dela défendre. Tout ce qui est en dehors de ce modèle n’est alors qu’une exécrable soumission à la domination masculine »
Je serais tentée de savoir quelle serait votre vision alternative à la condition féminine en dehors de l’égalité ?
Allez dire à un Noir américain des années 50 que vous avez une autre vision de la condition de l’homme de couleur en dehors de l’égalité .
cloué
Ce même noir Américain s’est engagé dans le mouvement des liberté civique et a décroché les droits qu’il estimait juste
C’est drôle comme comparaison, quand on sait que les noirs en Amérique n’ont jamais demandé des quotas de représentation.
Par contre les États Unies sont le berceau théorique et pratique de la discrimination positive suite à la lutte Pour le Civil Right Act.
Il est grave le Abdellah Tourabi, un misogine pure et dure.
M.Abdellah Tourabi, il faut préciser aussi que l’ féminisme et la lutte pour la parité n’est pas une affaire de femmes seulement !! Tous les défenseurs des droits de l’Homme y adhèrent y copris un grand nombre de messieurs
Une image très révélatrice de la place de la femme dans lechamp politique marocain: Salaheddine Mezouar réagissait hier au JT de 2M sur la compsition du Gouvernement de Benkirane il commenetait le fait qu’il n’y ait qu’une seule représentante de la moitié de la société! En même temps défilaient des images d’une réunion du bureau politique du RNI: Zéro femme dans la salle très coussue… Des années lumière entre le discours de nos partis et la ralité du positionnement des femmes dans leur enceinte!
N’oublions pas la force avec laquelle le PJD, parti dit « islamiste modéré », a lutté contre la réforme du code de la famille, contre le recule de l’âge de mariage des filles de 15 à 18 ans et contre la volonté de rendre quasi-impossible la polygamie dans notre pays. Alors, est-ce que madame Bassima Hakaoui accepterait-elle, au nom de son idéologie, de marier sa fille adolescente (si elle en a une) à un vieux barbu qui a déjà trois épouses ? Je comprends que l’on puisse être profondément irrité par l’ethnocentrisme « occidental » qui use de l’universalisme afin d’imposer ses propres normes, et souvent même, pour mieux assoir sa domination, avec une visée néo-colonialiste. Je comprends que l’on puisse critiquer certaines femmes Marocaines ou certains mouvements marocains soit disant « féministes » alors que, empêtrées dans leur vie bourgeoise, elles exploitent des « femmes de ménages », participant ainsi à la reproduction de l’inégale partage des tâches au sein de la famille et déléguant à de plus « pauvres » femmes ce qu’elles ne veulent pas faire. Mais il faut savoir raison garder : la lutte des catégories subalternes pour obtenir l’égalité des droits, puis l’égalité dite réelle, s’inscrit dans un processus à dimension universaliste où l’avancée des uns profite à l’ensemble de la société. De ce point de vue, les mouvements féministes, à l’instar des mouvements ouvriers, ont permis de faire progresser l’ensemble des droits dans les pays où ils ont gagné des batailles politiques : c’est un principe fondamentale de la démocratie. De plus, la conception de l’égalité des sexes comme condition préalable indispensable à l’égalité et aux luttes contre toutes formes de discriminations, ne peut pas être « musulmane », « chrétienne » ou « occidentale » : elle ne peut être qu’universelle. C’est pour cela que l’on nomme « progressistes » les idées politiques ou les partis qui revendiquent l’égalité universelle ; et cela les séparent radicalement d’autres conceptions, comme celles du PJD qui place ses référentiels d’abord dans un particularisme, ici l’Islam. Il y a donc des situations où l’on ne peut pas tergiverser. Soit on est pour l’égalité universelle, dans quel cas il ne peut y avoir de « féminisme islamique » ou de « droits de l’homme islamique », et s’il s’agit de combatte par les idées les tenants de cette rhétorique dangereuse ; soit on estime qu’il y a des particularismes et que les individus ont le droit de vivre comme bon leur semble, et alors on accepte tout : excision, polygamie, mariage à 10 ans etc. Le propre même du combat pour l’égalité est de dénoncer et de combattre les inégalités, notamment les plus criantes, celles qui engendrent des asymétries de pouvoir structurelles : est-ce qu’une enfant de douze peut vraiment prétendre en toute conscience et connaissance de cause être heureuse de porter le voile que la société et/ou ses parents lui imposent ? A-t-elle vraiment le choix ? Est-ce qu’une enfant de douze ans peut vraiment résister à un mariage ? Est-ce qu’une jeune femme qui a subi l’excision et qui n’a connu que cela, que des femmes comme elles et que des hommes qui trouvent cela normal, peut-elle vraiment dire qu’elle est heureuse ainsi ? En critiquant le PJD, en critiquant les propos de madame Bassima Hakaoui, en dénonçant le manque scandale de femmes à ce gouvernement, on dénonce d’abord et avant tout un rapport de force en défaveur de plus de la moitié de la population. Que la majorité des femmes Marocaines ne participent pas à ce combat et à ces critiques, notamment à cause de leur situation de « dominées », ne les rend pas moins nobles et impérieux. De la même manière, le fait que la majorité des hommes Marocains exploités dans leur travail ne participent pas à la lutte pour de meilleures conditions salariales ne disqualifie en aucune manière la lutte pour la dignité et l’égalité. La démocratie n’est pas seulement la volonté de la majorité du peuple qui donne périodiquement son avis par procuration mais c’est aussi, et peut être d’abord, la possibilité des catégories subalternes de faire valoir quotidienne leurs droits et de dénoncer leurs violations.
Nous ne sommes pas unies, les femmes, nous ne l’avons jamais été. Nous somme les stars des statistiques moroses lugubres, analphabétisme, prostitution, pauvreté, absence de libertés, violence. La femme est dans les coulisse de production du système, dans l’arrière court, la poubelle. Pour chaque catastrophe naturelle, chaque crise économique, les femmes sont celles qui payent le prix dure. Dans le monde entier aucun être humain n’est plus opprimé pour des raisons physiques autant que la femme. Même lorsqu’un groupe ethnique est victime de racisme, on met les bouchées doubles sur la femme à cause de son sexe.
Dans les pays riches, il a fallut deux guerres mondiales pour que la femme gagne ses droits fondamentaux. À chaque pas que nous faisons, nous sommes jugées, même dans les zones de non droits, on nous reproche de ne pas nous battre assez fort, assez durement pour nos droits.
Battez vous un peu pour nous au lieu de juger vos mère, vos soeurs, et vos amies.
Demandez nous pardon pour le passé. Rendez vous compte un peu de la prison psychique dans laquelle la majorité des femmes croupissent entre la minijupe et le foulard, entre faire à diner et le brushing, entre la peur et la révolte.
Au Canada, 2/3 des étudiants au doctorat sont des femmes et je suis fière d’en faire parti . Mais cela ne veut pas dire que la parité est atteinte, Au Maroc il y a 20% de femme de plus par an dans les études universitaires, mais cela augmente moins vite que la prostitution et le travail informel. À moins d’attendre une guerre, le simple fait d’assumer une identité de femme libre et non mariée est déjà un combat pénible.
Mais nous sommes là, inconnues, anonymes, fortes, libérées et sensibles et solidaires, diverse dans nos revendications, mais radicales dans nos positions pour une conquête de l’ascenseur social, nous sommes la et avançons doucement.
nous sommes la dans l’ombre des ONG, luttant principalement pour la femme pauvre et celle victime de violence. nous sommes là et avons besoin d’aide. Et alors qu’on me sorte pas le coup du féminisme occidental, ou d’importer des concepts, par ce que l’oppression est universelle et l’émancipation aussi.
C’est pas facile mais on est là pour le pouvoir, pas seulement pour militer et cela prend du temps.
Par contre, chaque petit progrès pour nous, chaque petit morceau de droit que nous gagnons élèvent la société sous tous ses aspects. Un petit pas pour la femme est un saut énorme pour toute la société.
M. Tourabi, votre pensée et vos arguments sont un exemple clair de gens qui n’ont rien compris au combat pour les droits de la femme. En répondant ainsi, vous responsabilisez la femme et la pointez du doigt comme si elle était la source de tous les problèmes de l’égalité homme-femme.
, dommage ce n’est pas applicable en politique.
Pour vous c’est simple, si les femmes ne sont pas en politique c’est parce-qu’elles se jettent à la vue de la poupée (ici en l’occurrence le social).
Tous d’abord les cotas pour la place des femmes au parlement est justifié tous simplement par le fait que les femmes sont handicapées par la condition générale de toute la société qui met sa moitié au second plan.
Vous n’avez surement toujours pas compris ce que je veux dire et ne vous inquiétez pas, je vais vous faire un dessin.
Imaginez une course, une personne est libre de courir comme elle veut, et l’autre personne est attachée des pieds. Seule manière de faire pour maintenir la course et ne pas stopper toute la machine est de donner de l’avance à la personne enchaînée, jusqu’au moment où elle serait totalement libre.
Donc votre comparaison avec les handicapés que vous avez cru qu’elle serait humiliante est bien au contraire à sa place, et n’a d’humiliant que votre mépris pour les gens qui vous sont différents.
Maintenant pour le PJD et Hakkaoui, oui c’est un retard pour les droits de la femme et donc pour les droits de l’Homme, car nos acquis sont aujourd’hui balayés au nom de la compétence et de l’urgence. L’urgence est la démocratie qui est bafouée. Pour la compétence c’est une pure bêtise que de croire qu’elle est inexistante chez nos femmes politiques. Peut être chez le PJD qui a fini par appliquer les percepts du texte sacré, ‘in khiftoum an la ta3dilou fa wa7ida
Bonjour,
je voudrais juste savoir sur quoi vous vous basez pour avancer ces propos ?
- Je suis féministe et je soutien le modèle que vous qualifier de laïque , cependant je ne suis pas contre Bassima, je la jugerai de par le travail qu’elle fournira en tant que ministre.
- Oui on jure par la parité, la discrimination positive, car il faut bien un socle pour avancer, et ne plus se préoccuper du nombre que l’on va obtenir, que l’égalité s’inscrive dans notre ADN, et pouvoir travailler main dans la main avec les hommes sur des questions importantes de notre pays.
- Les féministes au Maroc, ne se sont jamais lamentées, pleurniché, enfin je sais pas si l’on parle des mêmes personnes, mais le tissu féministe à toujours travaillé dur pour faire changer les choses, et essayer d’obtenir des résultats CONCRETS, (le code de la famille), (le code de la nationalité), (le code du travail)…
- Connaissez vous l’histoire des femmes qui se sont formés en asso ? Non, car d’après l’article, il apparait clairement que vous n’en savez rien ( pas d’attaque personnel mais juste un point pour vous éclairer ) :
Ces femmes sont à la base des militantes politique, qui se sont constitués en association, car les contraintes dans le temps, étaient très dur, je vous laisse imaginer le niveau du machisme il y a 25/30 ans.
( les réunions au sein des partis se tenaient majoritairement le soir, ces mêmes femmes étant aussi épouses,et mères de famille ne pouvaient pas suivre) Ceci n’est qu’un petit exemple mais vraiment infime, des multiples contraintes, le manque de visibilité qu’elles avaient, d’où la formation d’association pour faire entendre leurs revendication, et prendre la notion du GENRE, dans toutes les décisions prise.
Je suis aussi sidérée de voir le rapprochement du caritatif et du féminisme… oulalala. Ca n’a rien à voir !
Ensuite, savez vous de quoi s’occupe le ministère de la Femme/famille/Solidarité ?
La femme et l’égalité étant un AXE, car ce ministère s’occupe de dossiers multiples et variés, exemple : les enfants de la rue, je ne vais pas vous faire un topo de la situation au Maroc, la pauvreté dans une certaine mesure, des handicapés à la recherche de travail, et j’en passe…
Et je voudrais ajouter, que Said Saadi, homme,a aussi occupé ce poste. Enfin le fait que ça soit une femme qui prend en charge ce ministère est un plus, surtout si elle est engagée pour l’égalité.
Je me permets alors de vous inviter à aller vous renseigner sur le féminisme au Maroc, son histoire, etc… avant de lancer des généralités.
Et pour la blague, j’ai eu une barbie et un ballon
j’ai fait de la danse classique, et j’ai joué au foot, à ATARI… enfin la liste est longue ;
Superbe commentaire!!
En ce qui concerne la ministre par contre je ne suis pas d’accord. Elle a déjà dit qu’il fallait se vêtir dans la rue pour éviter le harcèlement, et est contre la réforme de la moudawana, enfin elle se mutile en se voilant la toison pubienne (excusez moi mai le foulard, je suis contre): je ne vois rien de bon sortir de cette dame qui s’affiche comme la gardienne de la prison morale et religieuse dans laquelle est emprisonnée la femme marocaine. Pire encore, elle est , comme tous les Fachos, dangeureuse.
Je ne sais pas ce qui m’indigne le plus, le contenu, ou bien le ton pseudo intello, ou la longueur du commentaire pleins d’inepties de ce bonhomme.
» on préfère tenir un discours geignard, quémandant des strapontins au parlement et au gouvernement ». Hein???
Il veut de l’humilité des « des féministes modernistes » … pour le reste je n’ai pas vraiment compris l’intérêt ni l’objectif de son commentaire à part de poser ses testicules sur la tables des négociations du rien.
M Abdellah Tourabi, ce n’est pas par ce que vous lisez le nouvel-obs et l’opinion le dimanche que vous y connaissez quelque chose au militantisme, à l’activisme , au féminisme, à la problématique des genres, bref à la condition de la femme en général. Votre « mépris » de notre « mépris » nous fait bien lire entre les lignes interminables de votre sac de verbiage (vous auriez pu faire court sérieux) votre misogynie. Avec ma jupe courte, ma cigarette et mon verre de vin, arborant le décolleté le plus indécent de ma condition de bourgeoise, le coeur pleins des lamentations de mes soeurs pauvres battues, violées brimées, dépossédées de leur droits, complètement découragée au quotidien par la pédanterie des hommes comme vous et par les barbes courtes, je vous emmerde feministement.
magnifiques répliques Yasmina. Pourquoi n’est tu pas ministre?ù
l’oeuf ou la poule???? si les femmes ne sont pas aussi présente dans les partis, c’est bien parce qu’au sein de ces partis la parité n’existe pas. et c’est finalement parce que’il n’y'en a pas assez qu’il n’y'a pas de parité…l’oeur ou la poule??? entre temps elles se rendent là où elles peuvent être efficaces et visibles. que faire, lorsque Bassima est la seule femme à représenter toutes les autres? s’en réjouir? certainement pas! s’en plaindre? c’est un minimum. le féminisme malheureusement comme les vingtenaires févréïstes n’ont pas leurs places dans les partis, ou seulement en tant qu’outil de manipulation, personnellement si je suis dans un parti ce serait pour être acteure et exécutive et non un outil de manipulation ou un simple ornement pour redorer le blason et prendre des photos histoire de dire « ouiiii, on est concernés par le volet féministe » être en dehors des partis n’est pas de l’évitement bien au contraire de l’affirmation par opposition. l’oeuf ou la poule alors? entre temps la poule et l’oeuf à l’intérieur sont en train de faire du bon rôti dans la cuisine gouvernementale
Alors tu as tranché ? C’est l’œuf ou la poule ?
« être en dehors des partis n’est pas de l’évitement bien au contraire de l’affirmation par opposition. » tu peux développer ?
Matesha khadra, c’est assez développé il suffit de relire, et puis contrairement à nos politiciens dans leur souk je n’aime pas raconter des salades ni prendre les autres pour des poires: c’est déjà tranché -sans moi- la poule avec son oeuf sont tous deux en train de faire du bon rôti. dans une culture snack chouwaya politique
Pas sure que ce soit une solution, de « laisser les hommes politiciens dans leurs souk », je ne vois pas là une forme d’affirmation, c’est ce qu’il y a de plus simple et « disponible » pour les femmes. En revanche, ce qu’on attend aujourd’hui c’est que les femmes y aillent franco, qu’elles aillent bousculer cet ordre établi, ces méchants hommes qui les empêchent de faire bouger les choses, de faire de véritables bonds en avant.
Vous n’avez pas bien choisi le titre, Au malheur!! mais quel malheur, Bassima Hakkaoui est là pour le bonheur de beaucoup de femmes aussi importantes les unes que les autres dans la société, dans le Maroc et dans la vie, ne croyez pas que la voie entendue des filles qui squattent le magnum, et de la bodega est la vraie voie des marocaines, c’est la voie d’une minorité d’abord qui n’a pas voté pour le PJD, et donc vraiment une minorité, de marocaines qui se disent modernes et émancipées alors qu’elles n’arrivent pas à accepter une ministre avec le Hijab!!! La majorité de marocains hommes et femmes qui ont voté pour le PJD sont honorés par la présence de Bassima dans le gouvernement, choqués oui, par l’existence d’une seule femme, mais bien confiants en les principes de Bassima!!! Cette dame est capable de beaucoup ,et à mon avis mieux qu’une Nouzha Skalli ou une Baddou!! Comme dirait Patrick Bruel, faut laisser le temps au temps!!
Je ne comprends pas comment vous jugez SANAA un ministre… Pour dire que Bassima est mieux que Nouzha…
Avant de vous avancer, allez encore une fois voir les réalisations qu’a effectué tel ou tel ministre.
Je suis encore une fois sidérée comment les gens jugent les travaux d’une personne, sans pour autant aller chercher des faits tangibles !
Je n’ai jugé personne, ni Bassima ni Nouzha, mais je sais que Nouzha n’a rien fait!!! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est « tous els marocains!! », c’ts l’état de son milnistère à l’huere actuelle!!! A moins, si on qualifie, bcp de sorties officielles, bcp de réunions et bcp de stress comme étant un travail accompli pour le pays!!!!
il faut vraiment beaucoup de temps alors pour faire oublier ses positions et ses déclarations. il y’a les risibles et les nuisibles: yasmina et nozha je les metterais parmi les risibles…
L’implication de la femme dans la vie politique n’est pas sans dangers, elle est constamment en déplacement, rencontre beaucoup de gens, et ceci n’est pas nécessairement bon pour sa vie de famille.
C’est vrai que son implication dans la vie politique va l’empêcher d’être derrière la marmite à surveiller le repas de sid sayed! Et puis les enfants et l’équilibre familial est sa responsabilité à elle SEULE. Ses déplacements sont autant de dangers pour la vie familiale que pour l’ensemble de la société.
Taha n’a pas tout à fait tort, dans ce sens ça explique pourquoi une femme doit faire cinq fois plus d’effort pour réussir: il y’a cet équilibre qu’elle préserve (pas derrière les marmites) en famille, en étant présente pour ses enfants pour donner l’éducation et leur transmettre les valeurs et le changement qu’elle souhaite voir dans son monde. cela dit on y arrive très bien en équilibrant et en allant vers l’essentiel et en calculant le temps d’éducation en qualité et non en quantité. rappelons-nous qu’il y’a des mères -les pauvres- qui passent tout leur temps en famille et qui ferait mieux de se détacher un peu pour ne pas se transformer en mauvais exemple pour leurs enfants ou en gendarme de mauvaise humeur à crier et à râler. le meilleur moyen d’éducation reste l’épanouissement et l’éducation par l’exemple: regradez-moi mes enfants, je m’implique pour améliorer les choses, et je travaille dur pour vous assurer un meilleur Maroc pour demain