Les « Prassons » du Royaume !
Vous avez tous regardé ou entendu parler de la vidéo du « Prasson », celle où deux petits écoliers Marocains, très fanatiques du football, parlent innocemment à un jeune homme entrain de les filmer.
Ce jeune, demanda à l’un de ces enfants de lire ce qui est écrit sur le t-shirt de son copain, le petit commença à épeler les lettres , « êtes = Z, D= T, i=L … », et le tout selon lui, donne « LE PRASSON ». Alors qu’il s’agissait en fait de « ZIDANE ».
Cette vidéo qui provoque autant de rire que d’effarement, n’est pas unique en son genre, vous trouverez facilement une dizaine d’autres sur internet, où des Marocains ayant eu « la chance » de comprendre le Français, mènent des discussions avec des enfants moins chanceux, qui représentent un bon nombre de victimes de notre système éducatif national, juste pour le plaisir et le fun.
Le fameux Prasson a créé un véritable buzz, au point de réussir à rencontrer certains joueurs du Raja , son équipe favorite, et à prendre des photos avec eux. Des jeunes sont même allés jusqu’à lui dédier une page officielle sur Facebook.
Dans cette même vidéo, le petit môme montre à la caméra son bras pleins de cicatrices, témoignant de son usage de la drogue ou « l’kala » d’après ses innocentes affirmations.
Comme tous ceux qui ont regardé la vidéo, j’ai eu un énorme fou rire. Mais peu de temps après, je me suis posée la question de savoir ce qui pourrait m’amuser en voyant un petit garçon, soit disant écolier, incapable de lire des lettres alphabétiques, et en parfaite connaissance des résultats du Raja. Ce garçon est un échantillon très représentatif de beaucoup d’enfants de son âge, j’en ai rencontré des dizaines lors des ateliers que j’encadrais dans des écoles publiques, dans le cadre de l’éducation aux droits de l’homme. C’est la faute à qui ?
À un système éducatif défaillant qui occupe toujours la queue du peloton ? À ceux qui nous ont appris que le coq chantait « cocorico », tandis que la maman faisait la cuisine et le papa lisait les journaux, alors qu’eux, ils envoyaient leurs enfants étudier dans les prestigieuses écoles et universités européennes et Américaines ?
À des instituteurs et institutrices toujours en grève pour des revendications salariales et jamais contre des réformes vouées à l’échec ?
À une société qui trouve normal le fait de confier ses chaussures à un cireur de 7 ans, ou d’acheter une boite à mouchoirs de chez un vendeur de 12 ans dans un feu rouge ?
La question n’est pas aussi simple que l’on croit. Pour y répondre, il faudra s’engager dans un long débat, et mener une réflexion profonde sur la situation de l’enfance au Maroc, aussi bien sur le plan économique que social.
Statistiquement parlant, ces « Prassons », constituent une bonne partie de la société marocaine, dans la mesure où les enfants âgés de 14 ans et moins représentent environ 30% de la population. Un pourcentage inquiétant pour une relève moins instruite et marginalisée.
Beaucoup d’efforts doivent être déployés pour améliorer la qualité de l’éducation des enfants au Maroc, c’est pour cette raison qu’il s’avère indispensable de faire évoluer les conditions de vie des femmes marocaines dont les droits sont toujours étouffés. Une femme analphabète, harcelée, battue, bannie de son domicile conjugal, et rejetée par la société, ne parviendra sûrement pas à subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants, et finira forcément par les déscolariser ou les négliger, pour qu’ils sombrent ainsi dans la drogue et la délinquance.
Je ne renie pas le rôle du père dans l’éducation, mais dans une société aussi patriarcale que la notre, l’homme est rarement jugé.
Le désespoir des femmes marocaines est à son paroxysme, surtout après les déclarations inquiétantes de Bassima Hakkaoui, concernant le mariage des mineurs et le viol.
Mobilisons nous tous pour ne pas être complices de « non assistance à des Prassons en danger ».






Qandisha Magazwine est un support collaboratif féminin qui nourrit l’ambition de se positionner comme porte-voix aux femmes actives, intelligentes et citoyennes. Qandisha est respectueuse des libertés et des droits universels. Elle favorise le libre arbitre à la pensée collective, celle-ci ayant souvent été injuste envers la femme. Dans sa quête de dignité, Qandisha magazwine espère marcher côte à côte avec l’homme, son compagnon de vie.
Le vrai prasson c celui qui a lu cet article
le temps presse pour les prassons que nous sommes..mais que faut il faire en somme? commencer par quelle institution qui est en plein somme??ou vas t on trouver la bonne somme???nos enfants revent debout et les yeux bien ouverts,devant un instituteur d un systeme completement destructeur..que faut il faire??le maroc est le pays des contradictions, un pays ou il n y a que de la facade…et pourtant je sais qu il y a des mobilisations, des associations mais leurs voix malheureusement ne portent pas loin…..on est tous des prassons en sursis…devant un systeme sans merci…
par contre ce qui est signale en noir est une verite toute crue…tout le monde la connait, ce qui vient juste apres en petits caracteres c est ce point la que vous devriez mettre en gros caracteres et en noir…je crois qu il serait temps de juger et d etablir un semblant de droit par rapport a cette mascarade, l homme est rarement juge,pourquoi??que faut il faire pour y remedier? vous savez j ai vraiment l impression qu on patauges tous dans des sables mouvants….on parle, on parle mais on fait quoi????serons nous capable un jour nous femmes de faire un choix ? par rapport a nos vies dans ce pays ??et la je parle de toutes les categories sociales…sommes nous toutes sur la mm longueur d onde? je ne le crois pas..y a des battantes, y a des soumises..y a des tetes en l air, y a des egoistes…c est vrai qu il faut de tout pour faire un monde..mais que faut il pour faire en sorte que nous femmes marocaines de tout horizon soyons citoyennes a part entiere dans ce pays..le maroc.
cé vraiment malheureux je me demande combien de prassons existent dans notre société, on parle de l’analphabétisme on se rends méme pas compte ke ces prassons sont des vrais analphabètes et tt ça du à la déffaillance de l’éducation nationale
de tte façon il y a plsrs points noirs dans notre société parmi leskels la santé, l’enseignement et la justice
Le Maroc est en train de se faveliser, doucement mais gentiment.
combien de temps cela va durer avant une implosion, violente et fatale à notre société? les conséquences sont connues, y a qu’à voir comment ça se passe au brésil dans les milieux défavorisés, gangrénés par la drogue et la corruption
les banlieues des grandes villes marocaines, quand le regard parvient à dépasser les cache-misères, donnent une idée du futur de ces jeunes: des caids et des membres de bandes exclus de la société et maitres en trafic et racket en tous genres
En parallèle, chez les nantis, combien de gated communities? combien de sociétés de gardiennage privé?
Le Maroc va se diviser en 2 catégories: les bourgeois et les prassons. Nantis protégés dans leur cocon par G4s ou Byblos et circulant dans des 4×4 blindés contre Prassons dopés à la kétamine et à la haine du bourgeois
ça va péter
question de temps
Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse.
Nous vivons dans un pays où l’écart entre les classes sociales se creuse de plus en plus. Et par « classes sociales », j’entends les riches et les pauvres car, comme vous le savez, nous n’avons pas de classe moyenne au Maroc. Certains vous diront qu’elle existe, qu’un couple qui gagne 4000 DH par mois fait partie de la classe moyenne. Ces gens là se voilent la face et se rassurent d’une certaine manière.
En réalité, l’écart se creuse, la haine grandit et si nous ne changeons pas les choses, notre pays va en souffrir. Le gouvernement actuel devrait commencer par réformer le système éducatif au lieu d’arabiser les chaînes de télévision. Car seule l’éducation va nous permettre aux plus défavorisés d’évoluer, de voir les choses autrement et surtout d’avoir confiance en l’avenir.
jaime ce mec
Merci Qandisha Pour l’article
continue comme sa
il y a pire que ça au Maroc
je reprend la phrase de MJ « Le gouvernement actuel devrait commencer par réformer le système éducatif au lieu d’arabiser les chaînes de télévision »
tout a fait d’accord ; Bravo Ranya j’ai trop aimé l’article (y)