« Hmara, parle en arabe ou bien fous le camp du Maroc ! »
Quand notre travail, nos reportages, nos chroniques d’opinion sont publiés, ils sont par définition exposés au public. Quand on s’expose, on s’expose à la critique, c’est comme ça, c’est normal, ce n’est pas un problème et c’est souvent même nécessaire. Car s’exposer, c’est partager avec le plus grand nombre, c’est prendre le risque de ne pas toujours plaire à tout le monde, c’est s’inscrire dans un projet de débat public.
Je suis photographe, journaliste, réalisatrice, et depuis peu présentatrice télé. Mes émissions sont diffusées en prime time sur 2M, chaine télévisée nationale marocaine qui a fait le choix d’être bilingue et de diffuser ses programmes en arabe et en français. Elle est un des reflets de notre identité culturelle plurielle. Cela n’a jamais été un problème ni une source de conflit.
Pourtant j’ai reçu un message qui suscite une interrogation. Une personne, sous couvert d’anonymat, m’a écrit : « Hmara, parle en arabe ou bien fous le camp du Maroc ».
Les choses sont-elles en train de changer ?
Cette insulte marginale ne me touche pas à titre personnel. En revanche je me demande s’il faut y voir ou non le symptôme et les prémices d’une pathologie culturelle, sociale, contagieuse.
Merci d’avoir partagé vos commentaires et surtout merci d’avoir participé au débat, d’avoir contribué à cette réflexion collective, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. Car vous comprendrez, je le sais, que ce débat lancé en partageant avec vous un commentaire qui m’a été fait, en demandant votre avis et en vous demandant de réagir, c’est bien de cela qu’il est question. Il ne s’agit pas de me défendre, moi en tant que personne, même si ce soutien me touche car oui, votre soutien donne des ailes et me pousse… Mais il s’agit de défendre nos valeurs, de défendre ce en quoi nous croyons, de défendre ce que nous savons être juste, de défendre le Maroc que nous aimons.
On m’a dit « la caravane passe les chiens aboient ». C’est vrai. On m’a dit « avance et fais la sourde oreille ». D’accord. On m’a même dit « le hmar c’est lui il n’a rien compris ». Peut-être. On m’a dit aussi « supprime ce commentaire, il n’a aucune valeur ». Pourquoi pas. Mais en fait, non… Ces mots me touchent car ils sont bienveillants et évidemment protecteurs, mais je ne peux pas m’y résoudre. Ce serait me taire, ce serait presque consentir, ce serait presque se résigner, pire, ce serait s’en accommoder.
Partager avec vous certains des messages qui me sont adressés, c’est les rendre public, c’est les rendre utiles, c’est leur donner un sens et une portée qui dépassent l’auteur et ses intentions, c’est en faire un support de réflexion. Oui je crois utile qu’on puisse en parler ensemble, chacun avec ses références, sa sensibilité, sa pensée, ses différences. Oui je ressens le besoin de vous consulter, de vous interroger, et par vos réponses de vous inviter tous et y compris moi-même à prendre position, et de fait vous inciter à les affirmer, à les assumer.
Voici quelques uns des commentaires que vous avez faits…
« Un idiot qui fait partie d’une exception grandissante…Pour toi ce n’est aucune menace, mais pourrait être une pour le Maroc plus tard, si on laisse ces fous de l’intolérance s’accroître..! »
« Leila, ce con est un débile quelconque comme on en croise des dizaines par jour! Malheureusement, cette insulte devient plus grave et plus dangereuse quand ça vient du gouvernement lui même! En prônant une arabisation intense et un repli identitaire, ils encouragent ce type d’insultes que tu viens de recevoir… »
« C’est une injure que vous pouvez transformer en une excellente critique constructive, faites l’expérience en arabe dialectale, les marocains vont en être fous, croyez moi. Ne serait-ce que par pragmatisme, une édition en Darija sous titrée en français rapprocherait peut être ta belle émission d’un public plus populaire, qui lui a davantage besoin de rêver ».
« Depuis quand faut t-il parler exclusivement arabe pour être marocain? Je me demande où va le Maroc, alors qu’on prône l’ouverture sur le Monde, le repli identitaire fait de plus en plus rage… »
« Ton émission est géniale, en arabe, en français, peu importe ! »
« Ignorance, obscurantisme, étroitesse d’esprit et jalousie… des termes très malheureusement à la mode en ce moment… je peux vous dire que si vous parliez en arabe je ne comprendrais rien ! Alors oui merci de parler le Français langue qui est comprise par les deux communautés… »
« Oui pour un Maroc pluriel et non à l’exclusion de tout bord. La réalité marocaine est autre que ce que certains essayent de nous faire avaler avec leurs idéologies arabo musulmane réductrice et panarabisme ».
« Leïla le passeport avec lequel tu fais tes voyages est bilingue, la télé est bilingue, les noms de rue les enseignes les formulaires…même la darija est multilingue ! Cette malheureuse personne elle-même t’écrit en français…bref, entre le « Maroc » qu’elle fantasme et le Maroc qui est, elle doit vivre un cauchemar ».
« La méchanceté du message reçu est une illustration de la stigmatisation de la langue française opérée par une large frange de l’élite politique. Il y a lieu de reconnaitre que la langue française a été à l’origine de notre liberté intellectuelle, car elle nous a permis l’accès au savoir universel auquel les penseurs français ont contribué vivement. Le français constitue un élément de notre identité collective et ne peut être l’apanage d’une technostructure ou d’une catégorie socioéconomique privilégiée ».
Ces échanges sont constructifs. Et s’ils partent d’une dérision, ils peuvent nous emmener dans de vraies réflexions. Du moins ils lancent des pistes de réflexion, des prises de conscience de la part de l’autre. Ils nous permettent de poser le doigt sur les choses qui peuvent fâcher, sur les sujets qui peuvent diviser, voire qui peuvent inquiéter. Le silence est souvent plus confortable. Faire comme si de rien n’était demande certainement aussi moins d’énergie que de prendre le temps de soulever des questions et essayer d’y répondre. Mais ce n’est pas à coup de « c’est pas grave » et de « laisse tomber » que le monde avance, du moins dans le bon sens.
La question de la langue au Maroc a été amenée en force sur la scène publique ces dernières semaines. Oui cette question est sensible, car la langue est un des véhicules de nos pensées, de nos opinions, et elle est le lieu d’échange de nos communications. Pour certains elle est aussi un des symboles phares de notre affirmation identitaire. Moi qui dans mes voyages et dans ma démarche essaie toujours de faire l’effort de m’adresser aux autres dans la langue qu’ils comprennent, j’ai aussi pensé qu’il serait utile de doubler ou de sous-titrer l’émission en rediffusion. J’ai même filmé en arabe et en français mon voyage au Liban. Je n’ai pas attendu que la polémique du CDC ait lieu. Si jamais il y a un jour plus d’arabe ou de darija dans mes émissions, ce ne sera pas une réponse politique, ce ne sera pas non plus parce qu’on m’y aura obligée, ce sera parce que je trouverais dommage que mes expériences et mes interviews ne soient pas accessibles au plus grand nombre ; ce plus grand nombre qui, comme on me le dit, « a encore plus besoin de voyager et de s’ouvrir au monde ».
La question de la langue est importante, symbolique, elle touche l’affect, l’identité, mais finalement elle est presque accessoire. Elle est l’alibi et le bouc émissaire en même temps. Elle laisse entrevoir toutes les questions sous-jacentes qui pèsent sur chacun de nous sans qu’on ose les soulever vraiment. Elle est la figure de proue du grand débat auquel on ne pourra pas échapper.
Respecter le plus grand nombre, bien sûr, mais respecter aussi les minorités, c’est ça la démocratie. La démocratie ce n’est pas seulement prendre acte du vote de la majorité. C’est l’accompagner des valeurs démocratiques qui lui sont indissociables. Sans quoi cette démocratie elle-même deviendrait une forme consentie de dictature. La démocratie c’est garantir les droits de tous. C’est ça que devrait être la démocratie. Surtout pour nous, pour notre pays, qui compte plus de 10% de ses citoyens à l’étranger, qui parlent français, italien, norvégien, anglais, néerlandais et pas forcément arabe, mais qui sont comme autant d’ambassadeurs de coeur, comme autant de liens affectifs et effectifs avec le reste du monde, comme autant de passerelles économiques, intellectuelles, sociales, philosophiques, et même sportives!..
La vraie démocratie ne devrait-elle pas accorder à tous ces marocains les mêmes droits que la majorité? Sont-ils moins marocains parce que de fait ils s’expriment dans une autre langue que celle de la majorité?
La vraie démocratie ne devrait-elle pas garantir à chaque citoyen de vivre selon ses propres choix et ses propres réalités, du moment qu’il ne porte pas préjudice aux autres et à leur propre liberté? La vraie démocratie c’est rendre possible la cohabitation réelle, ce n’est pas forcer les uns à suivre le mode de vie des autres. C’est accepter chacun, c’est accepter l’ensemble. Comme un tout indivisible. Comme l’illustration de notre identité multiple. Le Maroc se distingue par son pluralisme, par son ouverture sur le monde, par sa tolérance historique et y compris à l’égard des autres religions. Nous en avons toujours été fiers. C’est à cela que nous nous identifions et c’est comme cela que nous nous présentons auprès des pays du monde entier. L’exception marocaine.
Nous amputer petit à petit de ce qui constitue notre pluralisme, c’est nous replier petit à petit sur une identité plus réductrice. C’est renier la diversité dont on est issus et qui nous enrichit tellement. C’est avoir le projet d’un Maroc moins Grand. Les marocains n’ont jamais suivi les pensées exclusivistes, ils les ont même toujours critiquées et condamnées. Il ne s’agirait pas aujourd’hui de les pratiquer, et encore moins de les imposer.
Je ne suis pas inquiète parce que ces messages violents, radicalistes, et disons-le, extrémistes, sont rares. Ils sont comment autant d’actes isolés, d’envolées marginales, non représentatifs de notre intelligence à tous. N’ayons pas peur de nous poser les vraies questions, ne craignons pas d’y apporter des réponses, osons être ce que nous sommes vraiment. Ne tombons pas dans la facilité du laisser faire ou du laisser dire. Cette attitude irresponsable pour les uns et laxiste pour les autres, qui dénote du populisme pour les uns et de la paresse pour les autres, est incompatible avec toute idée de changement véritable et avec toute valeur démocratique. Or c’est justement cela que nous voulons tous pour le Maroc et c’est bien cela que nous avons revendiqué tous ensemble : la Démocratie, et avec elle ses valeurs démocratiques.





Qandisha Magazwine est un support collaboratif féminin qui nourrit l’ambition de se positionner comme porte-voix aux femmes actives, intelligentes et citoyennes. Qandisha est respectueuse des libertés et des droits universels. Elle favorise le libre arbitre à la pensée collective, celle-ci ayant souvent été injuste envers la femme. Dans sa quête de dignité, Qandisha magazwine espère marcher côte à côte avec l’homme, son compagnon de vie.
Laila, bon courage ton emission est une reussite. Ignore cette personne elle est surement jalouse de toi.
répondre simplement « Merci pour le compliment le Hmar est le symbole de la patience du dévouement et celui qui porte malheureusement des qfafs souvent lourds de conneries »
après malheureusement, on n’arrive pas à changer cette fâcheuse habitude: on juge la forme et non le contenu, on juge l’apparence et pas le fond, on juge le cadre et pas la technique.
une simple question après le « Hmara » bien en arabe la personne a-t-elle écrit le commentaire en Arabe?
bon courage
Non seulement vous parlez bien, mais vous évitez de répondre par l’insulte à l’insultant, une rareté dans notre monde aujourd’hui. Merci.
Je partage entièrement votre façon de voir les choses, notamment « Mais ce n’est pas à coup de « c’est pas grave » et de « laisse tomber » que le monde avance, du moins dans le bon sens. »
Bravo pour votre réponse intelligente et bravo de ne pas baisser les bras, d’avancer dans le respect de l’autre et le souci du non-repli !
Et…pauvre âne, hmar meskin, aryoul igglin – je ne sais pas pourquoi on t’a fait le symbole de la bêtise, toi qui es loin d’être bête…
De tout cœur avec vous, que je ne connais pas encore mais espère rencontrer un jour.
Il y a deux types de personnes dans la vie et j’y crois profondément : Celles qui tirent l’humanité vers l’avant et celles, sans qui, le monde serait meilleur.
Cette personne fait partie de la deuxième catégorie et c’est dommage pour elle.
Bravo de ton courage Laila.
Le respect de la démocratie n’est pas forcément de suivre la majorité, nous sommes tous d’accord là-dessus mais ce n’est pas non plus mépriser cette même majorité pour flatter le gratin marocain et l’Occident dont il fait la promotion. Au-delà de l’insulte qui s’autosuffit, ce à quoi je réagis vivement, c’est le débat. A force de trop observer ailleurs plutot que là où nous sommes et les gens qui nous entourent, à savoir (aussi!) 47,7% d’analphabètes, majoritairement arabisant. Ne tombons pas dans le piège néocolonial, ne baignons pas dans le Benjellounisme qui méprise une partie de la population arabisante en la taguant immédiatement d’extrémiste. L’insulte quelle qu’elle soit, est négative, pas le résultat ni le fait d’un extrémiste. C’est un débat dans lequel la prudence et la nuance doivent présider. Pas la généralisation ni le morcellement identitaire d’un pays pluriel, certes, mais qui doit aussi se réunir, sans complexe aucun, autour de sa langue vernaculaire riche, belle et miroir de cette même diversité. Pourquoi flatter et manipuler jusqu’à plus soif, celle de nos colons antérieurs? Je ne vois pas le crime à faire une émission en français sous-titrée en arabe ou bien bilingue!
Signé: Une arabo-franco-berbère= marocaine fière de tout son héritage.
Avant d’aborder sur le fond de la question, j’aimerais faire une remarque préliminaire que je considère importante : La question de la langue constitue d’une façon générale, et peut-être plus particulièrement au Maroc, une problématique d’une extrême complication et sensibilité, il importe donc de nous tous de l’aborder d’une manière sereine, avec le maximum de pondération possible.
Bien sûr des propos agressifs et non-constructifs comme a pu faire cette personne, sont condamnables, ne relèvent pas du débat démocratique responsable et qu’on se doit de contrer tous ensemble au sein de notre société ouverte et décomplexée. Cette phrase « Hmara, parles en arabe ou bien fous le camp du Maroc ! » me rappelle un peu : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ! » de Philippe De Villiers reprise et stylisée par Nicolas Sarkozy.
Je veux juste dresser un constat lucide de la situation : La langue Française comme l’Anglais d’ailleurs, continuent en extension au Maroc, cette domination constitue une menace indirecte pour le patrimoine national et fait peser un risque plus grave de déboucher vers une pensée qui tranche un faussée avec les valeurs de la société marocaine.
Qu’on soit clair, le problème ici ne réside pas dans l’exercice civil de la démocratie ou du pluralisme culturel, le problème est bien plus complexe qu’il en a l’air. Le vrai problème c’est bel est bien la marginalisation croissante de la langue nationale officielle du Royaume au profit de langue française et anglaise et ce, à tous les niveaux : médias, y compris médias publics, entreprises privées et services publics, slogans publicitaires… Et cette évolution porte en elle de véritables discriminations, les classes populaires étant lourdement pénalisées par l’omniprésence de ces langues dans notre quotidien.
C’est vrai qu’on peut tenter de protéger et défendre les langues nationales, sans tomber dans un protectionnisme réactionnaire et rester vigilant à la laisser vivante, en prenant le risque parfois, d’être traité de passéiste et réfractaire à la modernité . C’est vrai aussi que chaque langue s’enrichit des autres comme chaque peuple s’élève par la culture des autres, mais ce dont il s’agit ici, c’est de résister au rouleau compresseur d’une langue qui prétend écraser les autres et les remplacer, tout bonnement. Un peu comme ce qui s’est passé avec les Cajuns de Louisiane (Etats Unis d’Amérique), interdits de parler français en 1916, ont tant que mal essayé de résister et dans leur combat, ils se sont refermés sur leur unique richesse : leur culture et leur langue. Pourtant, certains se battent encore avec l’énergie du désespoir, car les grands-parents qui faisaient de la résistance passive se sont éteints, et les petits-enfants n’ont pas hérité de leur vigilance.
Victor Hugo disait : « Paysan, défends moins tes pommes et défends mieux tes pommiers ». Défendons ce que nous sommes et les mots pour le dire seront sauvés !
Seuls les gens mal informés pensent qu’une langue sert seulement à communiquer. Une langue constitue aussi une manière de penser, une façon de voir le monde, une culture. Car la langue n’est pas seulement le véhicule de la pensée, elle en est le système nerveux ! Tout idiome qui disparaît représente une perte inestimable, au même titre qu’un monument ou une œuvre d’art.
Il faut bien comprendre que la langue structure la pensée d’un individu. Certains croient qu’on peut promouvoir une pensée arabe ou amazighe en français ou en anglais : ils ont tort. Imposer sa langue, c’est aussi imposer sa manière de penser. Tandis que quelques mots fantassins se glissent, ostensiblement, dans nos paroles et dialogues, des régiments entiers envahissent nos esprits, ambassadeurs d’un mode de vie qui n’est pas le nôtre.
La richesse du Maroc réside précisément dans sa diversité. Oui Il faut défendre la pluralité des langues et j’ajoute aussi que ne pas défendre les langues nationales est une entreprise qui vise à inféoder et soumettre un peuple : il suffit ici de se rappeler que les panneaux d’orientation étaient en Allemand, à Paris, sous l’occupation nazie.
Lorsqu’on entend à quel point la prétendue élite massacre les langues nationales marocaines, étouffant chaque jour davantage le génie propre des citoyens marocains de toutes couleurs, cultures ou religions, on comprend alors aisément que, pour ces gens, la langue n’est pas autre chose qu’un embarras dont ils aimeraient bien se défaire.
Parler Français au Maroc. Oui ! Parler Espagnol au Maroc. Oui ! Parler Anglais, Allemand, Chinois, Portugais, Japonais, Russe au Maroc. Oui ! Mais parler Arabe et Amazigh c’est non seulement primordial, mais aussi capital, crucial, essentiel, important, indispensable, bref, vital !
Bien cordialement.
Bonjour,
Par question de méthodisme j’opérerai par traiter mes interventions par numérotation.
1 – Mon identité : Je suis marocain né au Maroc, ma langue mère est tachlhite, je parle le darija, j’ai étudié en arabe et en français et je travaille en français principalement.
3 – Soyons brefs concernant le commentaire de la personne: Celui-ci n’a pas respecté la culture du débat qui devrait être une norme aujourd’hui chez nous. C’est un acte condamnable.
2 – J’ai passé mes études de primaire et de collège dans un lycée privé où l’on nous a enseigné le français à un point où beaucoup de mes camarades l’utilisent comme langue de communication quotidienne avec leurs semblables marocains… Si vous y voyez une quelconque logique, ouverture sur le monde ou pluralisme identitaire, moi je préfère parler de schizophrénie, de colonialisme, de dénigrement de sa véritable identité qui n’a jamais été une identité francophone, mais une identité imposée. Je parlerai aussi et surtout d’une honte vis-à-vis de l’arabe et l’amazigh, qui sont vue par ces personnes comme le miroir de notre sous-développement.
3 – Vous avez parlé d’identité réductrice. Je crois qu’on n’a que faire d’une identité trop plurielle dans la mesure où elle n’est pas vecteur de richesse mais de crise identitaire. Aussi, ce pluralisme n’a aucun impact économique. Il me suffit de parler le français correctement pour faire du business, je n’ai que faire de la voir sur une télé marocaine. D’ailleurs, si on parle d’une langue vecteur d’opportunités de développement, je préférerai qu’on étudie tous en anglais car la production intellectuelle en langue anglaise dépasse l’autre française d’une façon exponentielle.
4 – Je vous dis, si on espère un jour s’imposer au niveau international sur tous les domaines, il convient d’abandonner le français qui n’est plus la langue de la « science » et des « lettres ». Je n’ai que faire des canards boiteux.
5 – Quand le Maroc a été un pays fort, il n’était pas un pays de francisants serviles, mais il était le pays qui abrite (à ce jour) la plus ancienne université diplômante de l’histoire de l’humanité Al Quaraouiyine,où même un Pape de Rome est venu s’y cultiver. Il n’a pas eu des profs francisants, ça je peux vous le garantir.
6 – Avez-vous déjà vu un pays fort aujourd’hui produire avec une langue étrangère. Eclairez-moi s’il vous plaît là-dessus.
7 – Je crois qu’on est dans un tournant historique, où on doit avoir le courage de laisser derrière nous une langue qui nous a apporté plus de servitude que de science.
8 – Croyez-moi, je ne suis pas un raciste ou un anti-français, loin de là. Différencions les gens de leur langue. Il serait juste meilleur que ces gens venus d’ailleurs commencent à faire l’effort d’apprendre à parler notre langue au lieu qu’on parle la leur et chez eux…et chez nous. On appelle cela l’humiliation. Arrêtons quelques secondes de voir les langues comme vecteurs d’opportunités économiques et attardons nous sur leur portée sociale. Le résultat est qu’on est devenus comme des chiens serviles à un maître agonisant.
9 – Concernant les marocains résidant à l’étranger, ce n’est pas à nous de s’adapter à eux et à toutes les langues qu’ils parlent. La somme des langues que parlent les MRE est peut être tout bonnement la sommes des langues vivantes du monde. C’est à eux d’apprendre l’arabe, ou amazigh. Ce n’est pas à nous d’approche un tagine de langues pour qu’on leur fasse plaisir. J’ai de la famille et des amis un peu partout dans le monde, et croyez-moi, beaucoup d’entre eux méprisent les marocains qui préfère parler la langue du colonisateur que sa langue mère (surtout pour les non francophones).
10 – Au final, je voudrai vous dire que pour qu’un jour espérer dépasser ce stade de l’humiliation qu’est en train de vivre notre peuple, il convient d’avoir le courage de prendre certaines décisions au lieu de rester des chiens serviles.
PS: Je parle français par obligation, car c’est la langue avec laquelle je m’exprime à l’écrit le mieux. Voyez-vous, je suis le résultat d’une politique d’éducation schizophrène et dont le résultat est la création d’individus multilingues, mais ne sachant au final parler aucune langue correctement.
c’est de la pure jalousie »le chat qui ne peut avoir la viande dit qu’il snt mauvais » dit le proverbe marocain.
« 8 – Croyez-moi, je ne suis pas un raciste ou un anti-français, loin de là. Différencions les gens de leur langue. Il serait juste meilleur que ces gens venus d’ailleurs commencent à faire l’effort d’apprendre à parler notre langue au lieu qu’on parle la leur et chez eux…et chez nous. On appelle cela l’humiliation. »
Je cherche unE professeure de darija depuis quelques temps, à domicile personne n’est capable de me donner un nom… Je pourrais aller au CCF mais ça ne me dit pas trop grand chose de m’enfermer dans le cercles franco-français et je n’ai pas le temps pour des cours à heure fixe, en plus.
C’est vrai que cela doit être humiliant, j’en suis convaincue… Mais que pouvons nous faire nous « ces gens, francisants » pour ne pas que vous pensiez que c’est nous qui vous humilions quand on arrive même pas à trouver quelqu’un pour nous apprendre la langue la plus parlée. Quand cette langue là n’est même pas enseigné dans les écoles du pays qui la parle…
Je comprend la frustration de celui qui a dit cette phrase. La frustration de vouloir accéder au savoir et que ce savoir s’esquisse encore une fois devant ses yeux, sans se donner.
Je vous remercie « Madame Maman » pour ce post.
J’applaudis aussi votre sensibilité interculturelle et votre élan de conscience.
Par mon intervention numéro 8 je ne pointe pas du doigt telle ou telle personne, n’y voyez s’il vous plaît aucune offense à votre personne. Je suis sûr que vous pensez déjà de la sorte. Aussi par francisants je parle de marocains résidant au Maroc et préférant parler aux marocains en français qu’en arabe ou amazigh.
Quand on parle d’humiliation, je suis sûr que vous êtes en courant que beaucoup d’étrangers viennent au Maroc croyant qu’ils vont trouver des sorciers, chameaux et charmeurs de serpents à chaque coins de rue. Aussi le niveau intellectuel général de la jeune génération marocaine me laisse parfois penser que c’est le cas (ironie). Ceci est un sujet de politique étatique (politique culturelle et éducationnelle), alors que nous sommes en train de parler d’un sujet de société. Il y a une relation directe entre les deux sujet, mais le sujet de société a été la conséquence des choix politiques (innocents? sans façon !)
Quant aux cours de darija que vous n’avez pu trouver, ceci n’est qu’une des nombreuses facette de ce système de gestion publique marocain extrêmement défaillant. Cela est un autre sujet. C’est aussi peut être une opportunité d’affaires qui n’a pas été traduite en écoles à grande échelle peut être par stupidité ou peut être car le marché n’est tout bonnement par aussi important que cela.
Si je suis en train de parler de cette question de langue, c’est bien évidemment, entre autre, pour créer pour vous chère madame, des établissements qui puissent répondre à votre besoin.
Non, je ne me sens pas visée, j’arrive à faire la différence entre les choses, merci quand même de vous en préoccuper.
Je m’inclue dans les gens francisants, qu’ils soient marocains, russes ou turques, je ne vois pas ce que ça change. Si un marocain ne sait pas parler darija, ça le regarde, qu’il parle ce qu’il a envie de parler, prenant en compte qu’il vivra la vie que lui apportera sa langue. Moi ça ne me choque pas, ça ne me dérange pas… Tant que chacun y trouve son compte, je prend les gens comme ils sont, comme ils décident d’être. Pourquoi une personne devrait être obligé de parler une langue parce qu’elle est née dans tel ou tel pays ?
Non. Qu’elle choisisse, oui, mais qu’elle sache ce que ça implique. Le plus difficile dans la langue, comme dans le reste, c’est d’avoir le choix. C’est aussi ça la liberté, choisir. Alors quand on ne peut pas choisir et que ce qu’on choisit (une chaîne qui vous parle dans votre langue)dans le peu de choix qu’on a, se dérobe à vous en vous montrant que vous n’aurez pas accès à ce que vous voulez, l’information, l’éveil, l’ouverture (car c’est bien de cela je crois que traite cette émission…) et bien ça frustre.
Ce que je voulais dire avec le fait que je cherche (réellement) quelqu’un pour m’apprendre darija et que je ne trouve pas, c’est que j’essaie moi aussi, comme celui qui a dit la phrase titre de cet article à accéder à un savoir, mais je n’y arrive pas parce que je ne parle pas la langue !
« Quant aux cours de darija que vous n’avez pu trouver, ceci n’est qu’une des nombreuses facette de ce système de gestion publique marocain extrêmement défaillant. Cela est un autre sujet. » je trouve au contraire qu’on est bien dans le thème de l’article…
Comment peut-on revendiquer une langue, la plus populaire, la plus usitée et constater qu’elle n’est même pas enseigné. Il en est du sentiment de rejet des utilisateurs de cette langue qui se sentent mis à l’écart de la société qu’ils sont pourtant ! La société, c’est eux, mais on leur parle majoritairement dans une langue qu’ils ne comprennent pas, jusqu’à leur télévision dans laquelle on leur montre des endroits intéressants, dans une langue indéchiffrable… Etrange.
Et je dis que je comprends sincèrement cette frustration, puisque je la partage dans le sens inverse !
Je ne sais pas si j’ai été très clair, mais j’ai essayé !
Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Avant d’essayer d’être claire, comprenez d’abord mon intervention.
Je vous conseilles, au passage, aussi d’aller lire le commentaire de Chihab Semlali.
Je trouve que vous êtes en train de détourner le sujet vers vos préoccupations propres, qui ne sont vraisemblablement pas les principales. Aussi ne mettez pas mes dires entre guillemets car vous les mettez hors contexte. Aussi j’aimerai bien que vous nous illuminiez de vos remarques quant à mes autres interventions.
Revenons à vos moutons. Quand vous parlez de vos cours de darija, vous êtes en train de parler de la cerise sur le gâteau, mais parlez-nous un peu de ce gâteau, qui n’existe pas encore chez nous. Chère madame, nous sommes au Maroc, un pays tiers-mondiste, ce n’est pas avec une bonne intention qu’on peut obtenir ce que l’on veut ici. Alors avant de parler de cours de darija, parlons s’il vous plaît de la question linguistique, son importance à créer un civilisation, parlons de l’importance d’une langue mère pour faire vivre et fleurir une civilisation. Je vous conseilles de vous orienter vers des cours d’histoire des civilisations et de la philologie avant de scander sentimentalement des slogans de liberté irréfléchis.
Parlons de castes sociales, de pourcentages d’analphabétisme. Parlons de l’état psychologie skyzophrène de la société marocaine et de son impact sur la productivité de l’individu. Parlons du comment de l’utilisation des langues occidentales dans les sociétés orientales, de ses buts, de ses résultats. Parlons statistiques pardi !
La liberté est une valeur que je respecte profondément. Et c’est bien parce que je lui porte un respect inestimable, que je m’efforce de bien penser cette notion.
J’attends des réponses basés sur la science s’il vous plaît, pas des caprices sans fondements.
Je vous répond plus bas parce que je n’aime pas me sentir écrasé par la taille disponible qui s’affine avec les réponses.
Aussi pour bien cerner l’importance de la langue mère dans la construction de la civilisation, j’invite toute personne comprenant l’arabe à regarder ce séminaire en entier:
http://www.youtube.com/watch?v=17k8dgUkF0s&feature=relmfu
Le sujet traite de culture et de langue est basé sur la science et pas sur des élans sentimentaux.
Sinon je voudrai rebondir sur l’article, où la rédactrice a scandé plusieurs fois le nom de démocratie. Ceci n’est peut être pas le sujet, mais je constate qu’aujourd’hui la démocratie est de plus en plus vue comme un synonyme de liberté, ou peut être même d’ultime liberté. Il ne va pas sans dire que c’est un des systèmes politique qui a donné le plus de libre arbitre pour l’individu, mais il reste un système comme tout autre, ayant des règles, des avantages et des défaillances. Voyez-vous les politiciens, de tout temps arrivent à leur fins d’une façon machiavélique en s’appuyant toujours sur les points faibles des systèmes politiques leur étant contemporains. Aujourd’hui il devient facile d’influencer l’individu à l’aide des médias, et des politiques culturelles et éducationnelle. L’individu est-il, aujourd’hui plus qu’auparavant, maître de ses choix? J’en doute fort. Ainsi, pour le Maroc, pays à histoire millénaire, je crois qu’il convient de construire un système politique singulier, fort et qui sera un benchmark international, du moins pour tous les pays de la région.
Nous sommes aujourd’hui dans un tournant historique où on peut redevenir, ce qu’on a été: Un pays fort, qui a son mot à dire sur l’échiquier international. Je crois que notre jeunesse et notre diaspora commence à bouger dans le bon sens. Aussi pour arriver à nos fins, il faudrait que le marocain croie qu’il est capable de créer ! et non suivre des politiques et des idéologies usées…
Détrompez vous Amine, je suis tout ouïe. Je vais donc tenter et d’être claire et de vous comprendre…
Pas besoin de relire le post de Chihab Semlali, je l’ai trouvé très clair et je suis d’accord avec lui. Si j’y avais trouvé à redire, je l’aurais dit…
Je ne veux pas détourner le sujet, je tente de le compendre et je l’explique forcément à travers ce que je suis. Je ne peux pas, même en me forçant beaucoup, l’expliquer à travers vous. Que cela vous dérange, j’en suis désolée. Nous ne pouvons pas tous avoir votre culture ou votre intelligence. Je suis dans un pays que j’essaie de comprendre et j’ai trouvé que le titre de l’article ressemblait à la frustration que je ressens quand je n’arrive pas à communiquer… Où est la dérive dans ce que je dis ?
Par rapport à vos autres points d’intervention, je n’y au rien vu à redire, vous utilisez ce que vous êtes pour participez à un débat, tout comme moi, sans que personne ne vous dise que vos préoccupations sont proches ou éloignés des leurs. Tout est normal pour moi. Le point 8 m’a questionné, je vous en ai fait part. Dois-je m’en excuser ?
Je vous trouve bien agressif avec moi et je trouve que déduisez beaucoup de chose de moi alors qu’il n’en ai rien… Je dis la même chose que vous (si vous ne souhaitez pas que je vous cite, comment puis-je faire pour montrer le passage dont je parle ?)
Les slogans de liberté irréfléchis ? Où est le bureau qui valident les slogans de liberté pour savoir s’ils sont réfléchis ou pas ? Est ce que la liberté n’est pas une impulsion aussi ? Un besoin naturel ? Je vous répète que je vous trouve bien agressif avec moi alors que nous disons la même chose. Pour moi la liberté n’est pas une notion et je ne suis pas scientifique, je suis mère au foyer. Si vous voulez des réponse émanant de la science, demandez aux scientifiques peut être…
Et pendant que les marocains sont noyés dans le debat identitaire, les AFFAIRISTES qui ont ruiné le maroc depuis plus de 60 ans CONTINUENT DE SE REMPLIR LES POCHES………..
Sans vouloir polémiquer.
Mais nous parlons tous , la langue dans laquelle où l’on se sent le plus à l’aise pour communiquer.
La personne qui à dit cette phrase dont il est question ici à sans doute un problème avec la langue ou la place du français au Maroc.
Peu importe , il est libre de le penser.
L’insulte est condamnable.
le manque de respect est condamnable.
Mais nous n’avons aucun droit de faire un procès d’intention.
Connaitre les raisons qui l’ont poussé à dire cela serait intéressant.
Après , quelque soit le gouvernement en place, nous parlons tous la langue qu’on maîtrise.
Je parle Darija et français.
Je lis l’arabe machkoul complètement
Je suis incapable de lire un texte ou rédiger en arabe.
Et je vis normalement et tout le monde me comprend
Ne faisons pas un procès d’intention à l’expression d’une pensée ! même si elle est condamnable.
Sans rancune !
J’aimerai bien savoir pourquoi tu inclus le gouvernement en place à ce sujet ? C’est quoi le rapport ?
J’ai un conseil pour toi et j’espère que tu ne le prendra pas mal, car comme tu avances que tu es incapable de lire un texte ou rédiger en arabe, alors il serait peu-être temps pour toi d’aller apprendre l’arabe non ? Je trouve que c’est un peu « honteux » pour un marocain de ne pas savoir lire et écrire en arabe tout de même ! Un peu comme si un japonais ne sait pas parler japonais ! La question ici n’est pas communiquer ou de se faire comprendre mais plutôt d’enrichir sa culture et sa vision du monde !
Ce matin je sors de chez moi à moto.
Tout va bien, quand soudain un jeune cadre dynamique brule le feu à ma gauche.
Genre propre sur lui, la trentaine, M. Massimo Duti dans sa Honda Accord de fonction.
Je l’évite assez facilement, on se retrouve au feu.
Je porte un casque intégral, visière fumée. Je lui fais un signe de la tête et lève la main en sa direction. Il baisse la vitre.
Je lève ma visière pour l’entendre et lui parler.
J’y vais direct: « toi t’es vraiment un pauvre crétin. Pourquoi tu brules le feu? »
Il me répond d’un air méprisant: « je comprends pas le français. Parle moi en arabe. »
No comment.
La haine.
Cela me fais penser à une mésaventure qui m’est arrivée il y a 1 mois au parc du morocco mall où j’étais en compagnie de mari et enfants en bas-âge. Une femme (« une arriviste ») dedaigneuse et tête à claques a dépassé plus de 80 personnes (enfants et adultes) sans que personne n’ose lui dire quoi que ce soit… Lorsque je lui en ai fais la remarque, elle m’a dit en arabe (pour que les personnes autour de moi en grande majorité « chaabi » et voilée prenne son parti): « C’est parce que tu es mariée avec un gawri que tu as osé me parler »… La situation s’est envenimée après cela,j’ai plus que haussé le ton, je lui ai dis que les gens comme elles faisaient honte à notre Pays,qu’à cause de ce genre de personnes qui se croient au dessus de tout le monde,notre Pays n’avancera à rien …etc
Elle a tout de même réussi à me glisser : « machedach fe arabia ou te hdare »
S’il n’y avait pas mes enfants et les autres enfants je lui aurais sauté dessus et je l’aurais « netefta
J’ai la haine envers toute injustice « hogra »…
Notre société régresse ça saute aux yeux. Il suffit de voir comment les gens, et en particulier les femmes, s’habillent dans la rue. Aucune classe, aucun soin apporté au look, un laisser aller navrant reflet d’une déprime intérieure générale.
On dit souvent qu’il ne faut pas se fier aux apparences, mais quand même, on est en 2012, tout le monde est connecté, regarde la télé et voit un peu comment se comportent, s’habillent et vivent les gens en occident.
Chez nous, y a la mode du pyjama dans la rue!
Ensuite pour ce qui est du pb du rejet du français, c’est tout simplement un prétexte pour (comme l dit si bien Evilgenius) éviter de débattre sur le fond.
Parce que nous aussi on peut faire des raccourcis intellectuels malhonnêtes: les voilées sont des connes soumises conditionnées pour ne pas réfléchir et agir comme des vaches. Comme le disent les jeunes de la génération OMG, ce sont des bouzebbal
première intervention sur ce site (que je trouve très intéressant en passant),
Ayant vécu chaque moitié de ma vie dans mon pays natal: la France, et mon pays d’origine : le Maroc, j’aime ces 2 pays, mes 2 cultures et langues que j’estime être ma plus grande richesse (et ça, personne ne peut « n’a le droit » de me l’enlever), je trouve juste dommage que certaines personnes aient encore besoin d’utiliser un moyen aussi mesquin que l’insulte ou d’être agressif pour exprimer une opinion.
Je parle majoritairement français « langue que je ne considère pas comme une langue de colon mais plutôt la première langue que j’ai apprise, et celle avec laquelle j’ai commencé à comprendre et à m’exprimer) car c’est la langue où je me sens le plus à l’aise et que mon entourage est en grande partie constitué de personnes francophones, et je n’en ai pas honte, et je m’exprime aussi bien en arabe avec les personnes plus arabisées de mon entourage, Ou est le mal du moment que l’on arrive à communiquer et à se comprendre?Pourquoi polémiquer sur la forme alors qu’il y a surement des choses beaucoup plus importantes et graves à discuter dans le fond?
je rajouterais une seule chose: en tant que femme marocaine « hachak », et je suis sûre que beaucoup d’autres femmes seront d’accord avec moi, vu toutes les insanités et remarques déplacées que l’on entend dans la rue en arabe tous les jours en revenant du travail, en faisant ses courses etc…, cela me donne plus envie de répondre à tout ce petit monde: désolée,mais je ne parle pas arabe…allez savoir pourquoi!
Non non non et non! Pas Leila! Joli bout de femme, pétillante de vie, généreuse et amoureuse de la vie! Qu’est-ce qu’on en a à foutre qu’elle parle arabe ou chinois? De quel droit la déposséder de son identité marocaine sous prétexte qu’elle ne parle pas darija dans son émission? Ou allons nous si l’on permet ces sectarismes séparatistes et haineux?
Toute ma compassion Leila!
c’est gravissime, en Algérie le FIS avait largement utilisé le ressort de la mobilisation contre les sympathisants de hizb frança… à présent nous subissons l’intoxication identitaire de nos FIS à nous ;-(
sans parler de l’irresponsabilité de nos fils de pub locaux, qui attisent le feu des fanatiques ded l’arabité pure et dure, en faisant la promotion très commerciale d’une « darija » publicitaire calamiteuse et scandaleuse, genre le charabia multilinguistique de momo chaque main sur hitradio, alors qu’il ne manque pas de talent cet animateur, sauf que personne ne lui explique que mélanger comme il le fait les langues, c’est malsain et même dangereux, identitairement parlant…
mais pas de panique, il y a la solution miracle de choc qui a été appliquée avec succès au Québec, la fameuse Loi 101, qui interdit notamment le mélange des langues et impose un double affichage linguistique.
le problème chez nous c’est que nous n’assumons pas la langue française comme langue nationale, alors que c’est ce que nous aurions du faire il y a longtemps…
voilà donc une piste d’action citoyenne à entreprendre d’urgence, voilà qui justifierait pleinement également le déluge d’energie déployé par qandisha depuis un an, faudrait à présent que la parlotte devienne de l’action, à condition de hiérarchiser correctement les objectifs, à quoi bon engager des batailles perdues d’avance ?
l’art de la guerre étant aussi celui d’éviter de se lancer dans des combats douteux…
il ne reste plus aux Marocains qu’à croire enfin pour de bon aux fonctions législatives du Parlement. quel dommage que le mouvement du 20 février n’ait pas eu l’intelligence politique de jouer le jeu de la démocratie en se constituant en parti politique au lieu de s’entêter à défier le roi, comme une bande d’enragés téléguidés… sans ça aujourd’hui les Marocains disposeraient d’un puissant outil politique de vrai progrès culturel et social.
Bouzbal a facile de ne rien faire et de critiquer tout !…ne cedes pas,celui qui n’aime pas l’emissioon….n’a qu’a zapper !
Pas étonnant de connaître ce genre de critique émanant d’un imbécile arriéré de la société marocaine,donc pas besoin d’en faire tout un plat mdr
il voulais juste dire par ces mots: <>
et donc voila pourquoi il veut voir ton émission en arabe pour qu’il ce sente moins bète!
Pas étonnant de connaître ce genre de critique émanant d’un imbécile arriéré de la société marocaine,donc pas besoin d’en faire tout un plat mdr
il voulais juste dire par ces mots: » je ne comprend pas le français car quand j’était à l’école,je préférait tirer les cheveux des filles de ma classe plutôt que d’apprendre mes leçons de grammaire »
et donc voila pourquoi il veut voir ton émission en arabe pour qu’il ce sente moins bète!
@ sabrina
mais non, ça c’est une explication de niveau « cour de récréation »
je crois plutôt qu’il souhaite « voir » cette émission en arabe parce qu’une bande d’irresponsables se sont arrangés pour dévaloriser et même discréditer la lanque française comme véhicule linguistique national, alors que le multilinguisme fait partie des atouts du Maroc et des Marocains.
en fait les téléspectateurs qui en veulent autant à cette présentatrice sont malheureusement victimes d’une intoxication idéologique.
là encore, au lieu des les considérer avec autant d’agressivité et de puérilité, je t’invite plutôt à entreprendre de contribuer à leur ouvrir les yeux et surtout les oreilles évidemment