Le maure vivant
Venons en au fait, et laissons la simagrée aux coqs servir de crête. Je ne ferai ni fier ni beau ni abuserai de mots bêtes pour vous dire le fond de ma pensée ni ce qui m’embête. Juste un ou deux mots, sans vous prendre la tête…
Venons en au fait, et parlons de nos quêtes…non pas de celles au bord d’un quai qui font bite d’amarrage accrochant l’adieu à la valse des mouchoirs, illusoire danse conjurant l’absence.
Je n’ai jamais compris les partir, les autrement et les ailleurs, chérissant le rester, l’immuable et le conséquent, acceptant mes co-errances pour retrouver la mienne de cohérence.
Venons en au fait et parlons rien qu’une fois, sans fioritures ni mots débiles à l’absurde tournure, de ce profond qui nous anime… qui envenime
J’aurai voulu que la mer soit rouge pour laver le sang des morts sans que le ciel s’indigne
J’aurai voulu que les morts soient blancs pour qu’une fois saignés ils deviennent feuilles
J’aurai voulu que la pluie soit noire pour qu’une fois tombée elle devienne mots
Et que les mots sur la feuille blanche racontent les morts pour indigner le ciel
J’aurai voulu que le ciel pleure ma honte pour faire rougir la mer
Et je serais le vent
Et je serais levant, père du soleil qui chantera aux morts
« ce n’est qu’un maure parmi les vivants ! »…
Le poète Khalid Benslimane





Qandisha Magazwine est un support collaboratif féminin qui nourrit l’ambition de se positionner comme porte-voix aux femmes actives, intelligentes et citoyennes. Qandisha est respectueuse des libertés et des droits universels. Elle favorise le libre arbitre à la pensée collective, celle-ci ayant souvent été injuste envers la femme. Dans sa quête de dignité, Qandisha magazwine espère marcher côte à côte avec l’homme, son compagnon de vie.
Joliiiiiiiiii, très joli.
Sublime, merci de partager ces mots avec nous.
Sublime, merci de partager vos mots/maux avec nous.
jolie mots
Texte touchant et très bien tourné, alors pourquoi cet anonymat ?
Désolée mr Benslimane, j’avais raté la dernière ligne.
Excellent ! Quel plaisir de vous lire.N e manquez surtout pas d ecrire plus souvent pour nous deleiter de vos belles paroles et vos reflexions.Merci vous avez relaxé mon âme.
La rue du « Maure qui trompe » se trouve en vieille ville à Nancy. Juste derrière la Grand’ rue, jouxtant l’église Saint Epvre. Son nom vient d’une auberge qui y était installée dont l’enseigne était un Maure soufflant dans une trompe mais ce n’est pas la seule explication qui est donnée. Cette rue contenait une maison de passe célèbre, le quartier ayant été connu jusqu’après le départ des soldats américains pour cette activité. Aujourd’hui, la populace a été virée en périphérie et les bobos s’y sont installés.